Parole pour les Afghans

à la Préfecture le 4 octobre 2021

Parole pour les afghans

Intervention PCF  (lue par Franck)

 

La France doit agir pour aider la population afghane !

Avec  la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan des dizaines de milliers de femmes et d’hommes, souvent jeunes, sont directement menacés de mort par l’instauration d’une féroce dictature théocratique. Nous leur devons solidarité et soutien.

Les autorités françaises les ont accueillis dans notre pays. Nous ne pouvons que nous en féliciter, mais c’est bien à toutes celles et tous ceux qui chercheront asile dans un pays de l’Union européenne et en France que ce droit devra être garanti, en application des conventions internationales, à commencer par la Convention de Genève. C’est ce que la France doit affirmer solennellement, plutôt que de brandir, comme l’a fait le président de la République, le spectre des « flux migratoires ». Il n’est pas admissible que le gouvernement souscrive au projet d’inclure les réfugié·e·s afghan·e·s dans l’odieux accord UE-Turquie sur les réfugiés syriens dont il bafoue déjà les droits fondamentaux.

Cinquante ans de guerre et d’interventions militaires étrangères, auxquels les gouvernements français successifs ont participé, ont fait de l’Afghanistan un pays ruiné et dépendant. En laissant ce dernier aux mains d’élites corrompues, plutôt que d’aider la population à construire une véritable démocratie, ils ont poussé 2,6 millions d’Afghan·e·s à se réfugier dans les pires conditions hors des frontières, le plus souvent en Iran, en Turquie ou en Asie centrale. La prise de pouvoir des Talibans chasse de nouveau des dizaines de milliers d’entre eux. Notre devoir est, sans hésiter, d’accueillir toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.

Aujourd’hui que les États-Unis abandonnent cyniquement l’Afghanistan aux Talibans, l’heure n’est pas aux discours convenus, aux promesses de circonstances, aux exercices d’autosatisfaction. C’est dans l’urgence qu’il faut agir pour sauver des vies !

Quelles ont été, et quelles seront, les initiatives diplomatiques de la France pour empêcher la violence revancharde des Talibans de se déployer ? Quelles actions notre pays compte-t-il proposer pour isoler un régime aux prétentions tyranniques de la communauté internationale, en s’attaquant notamment à ses sources de financement et à ses trafics ? Comment, au-delà des déclarations d’intention, seront appuyées les forces démocratiques afghanes ? Quelle attitude, et quelles sanctions, notre diplomatie compte-t-elle proposer vis-à-vis du Pakistan et des États soutenant de près ou de loin les Talibans ?

C’est avec l’ONU que toutes ces questions doivent être traitées sans plus tarder en présence de représentant-e-s des forces démocratiques et de la société civile afghanes.

Tout doit être fait pour aider les Afghan-e-s à reprendre le contrôle de leur destinée, à vivre  en sécurité dans leur pays et, dans une société pluraliste et démocratique.

……………

Un collectif de solidarité avec les femmes afghanes a vu le jour à l’Assemblée nationale.

À l’initiative de Marie-George Buffet. Ce nouveau réseau de soutiens à la lutte pour l’émancipation des femmes afghanes a été lancé mardi 7 septembre. Parmi ses premières initiatives, ses membres ont interpellé le président de la République afin que  face aux multiples régressions dont les femmes afghanes sont victimes depuis le retour au pouvoir des Talibans   la France ne reconnaisse pas ce régime », estimant « qu’il n’est pas question de jouer avec les Talibans »

Regroupant une dizaine d’associations et de personnalités sportives, il s’est réuni pour la première fois à l’Assemblée nationale en présence de députés communistes et insoumis dont André Chassaigne, Fabien Roussel où encore Bénédicte Taurine. Ce combat, l’ancienne ministre des Sports le mène de longue date. Elle a été partie prenante de l’association «Afghanes, Afghans», au début des années 2000, et s’était alors rendue à Kaboul afin de promouvoir l’accès au sport pour les femmes.

Mais c’est bien au gouvernement qu’il faut s’adresser. « Nous allons nous pencher sur la question du droit d’asile », a promis Marie-George Buffet, craignant que la fin de la reconnaissance de l’Afghanistan comme un pays en guerre ne condamne quasi définitivement les demandeurs. Un sujet sensible d’autant que «      peu de gens listés par le Quai d’Orsay avant la chute de Kaboul ont pu venir ».

https://pcfbourgbresserevermont.files.wordpress.com/2021/09/tract-afghans-4-octobre_21.pdf

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