Pour info: 24 avril

la voix de l’ain

https://www.lavoixdelain.fr/debat-maire-bourg-manifestations-centre-ville/

texte de Jilani sur FB, le 21 octobre 2026

Ce qui se passe actuellement à Bourg-en-Bresse soulève de sérieuses questions sur le sens des priorités politiques et le respect des libertés publiques.
D’un côté, une mairie socialiste organise un rassemblement devant l’hôtel de ville pour témoigner sa solidarité envers les commerçants qui ont subi des dégradations lors des mobilisations. Une initiative qui interroge, alors même que ces journées de mobilisation ont également fait des victimes humaines, avec au moins une à deux personnes décédées selon les informations évoquées.
De l’autre, un élu d’extrême droite a violemment agressé une femme pour une simple pancarte, sous les yeux d’un public largement passif, à l’exception d’un homme qui a eu le courage de s’interposer. Un élu qui semble pourtant avoir rapidement oublié l’esprit Charlie lorsqu’il posait fièrement derrière son bureau, les jambes croisées, avec des caricatures du prophète Mahomet.
Il serait injuste de ne pas reconnaître que cette municipalité a également accompli de nombreuses choses intéressantes. Mais reconnaître les initiatives positives d’une équipe municipale ne doit pas empêcher d’en critiquer les décisions lorsque celles-ci nous semblent discutables. C’est précisément cela, la critique constructive : être capable de prendre du recul, de questionner les choix politiques et de rappeler certains principes fondamentaux, même lorsque l’émotion prend le pas sur la raison.
Car c’est justement dans ces moments-là que le discernement, la cohérence et le respect des libertés publiques doivent rester nos boussoles.
Et maintenant, le maire de Bourg-en-Bresse annonce une décision visant à empêcher la prochaine manifestation de se tenir dans le centre-ville, invoquant la nécessité de préserver la circulation des citoyens et d’éviter d’éventuelles dégradations.
Mais une question se pose : comment justifier une telle restriction au nom de la sécurité publique, alors que la municipalité a elle-même pris l’initiative d’organiser un rassemblement devant la mairie, suivi d’une mobilisation le soir même devant la préfecture ?
La liberté de manifester serait-elle acceptable lorsqu’elle est organisée par les élus, mais devient-elle un problème lorsqu’elle émane des citoyens ?
Nous avons bien compris que le contexte est national. Mais jusqu’où ira-t-on au nom de la prévention des troubles à l’ordre public ? Faudra-t-il bientôt instaurer un état d’urgence à Bourg-en-Bresse pour empêcher toute contestation dans l’espace public ?
La sécurité est une exigence légitime. Mais elle ne devrait jamais devenir un prétexte pour appliquer deux poids, deux mesures dans l’exercice des libertés publiques.

loi casseurs-payeurs

Fabien Gay sur FB

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